, responsables de la communication de l'Hôtel de Ville, pour la préparation du dossier, et à Francis Lahaut, le maire de St Claude, pour son adhésion à la thématique de la "Ville du mois".
Nous espérons que ce premier contact avec l'entité franc comtoise vous permettra de découvrir une petite ville qui ne manque pas de charme.
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Pierre Bisiou
webmestre |
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Pierre Fabre
éditorialiste |
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Saint-Claude est une ville d’histoire. Quinze siècles de tumultes et de violences, de bruits et de fureurs, mais aussi de civilisation et d’humanisme, de culture et de fraternité. A l’abrupt des falaises et des visions antagonistes du monde répond la douceur des terrasses où Condat s’est construite dans l’amour du prochain et la solidarité ouvrière.
L’hostilité première que rencontrèrent Romain et Lupicin, fondateurs de la cité, a pesé sur tous les bâtisseurs qui ont suivi, mais cette adversité a renforcé leurs croyances, leurs convictions, leur volonté.
Le culte de Saint Claude, dont le corps fut retrouvé indemne vers 1160, quatre siècles après sa mort, entraîne une affluence telle des pèlerins que les articles et objets de dévotion furent taillés par les artisans qui se pressèrent et s’établirent pour donner aux pieux visiteurs le souvenir certain de leurs visite à l’abbaye. Par le buis et la corne, l’ivoire et l’albâtre se forgèrent ainsi les savoir-faire ancestraux qui s’appliquèrent ensuite aux matériaux et productions sans cesse renouvelés.
Face à l’adversité première de ce "nid d’aigle perdu dans les montagnes inaccessibles" c’est ce savoir-faire qui reste encore aujourd’hui notre première richesse.
Alliée à l’authenticité d’un territoire préservé, qui reste très largement à découvrir, notre ville a de beaux atouts que ses visiteurs férus de nature, d’histoire, de culture et de technologies industrielles de pointe, pourront découvrir. Sur les pas d’illustres voyageurs, de Louis XI à Jean Jaurès, ils s’imprègneront d’un parfum du temps à nul autre pareil qui pourrait être notre avenir.
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Francis Lahaut
Maire de Saint Claude |
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Un passé riche en histoires
Saint-Claude, Jura, la vie grandeur nature
La Ville de Saint-Claude est située dans une vallée du sud du département du Jura, au cœur du massif du même nom. L’altitude moyenne est peu élevée, entre 387 et 467 mètres, mais des dénivelés importants marquent la vallée. Il s’agit d’un site de confluence, où se rejoignent les deux rivières de la Bienne et du Tacon. La cité est enserrée de part et d’autre par le Mont Bayard à l’Est, la montagne d’Avignon à l’Ouest et le Mont Chabot au sud, leur sommet culminant à environ 1000 mètres. Saint-Claude est ainsi au pied de la haute chaîne jurassienne, sur un axe de communication reliant la vallée du Rhône, via la vallée de la Bienne et la Suisse par le haut plateau.

Val de la Bienne
Grandeur et décadence de l’abbaye
L’occupation « officielle » de la cité commence au Vème siècle, autour des années 430-435, avec l’arrivée de deux ermites, Romain et Lupicin. En quête d’un désert, ils s’établissent dans ce « rude territoire vierge ». Ce lieu, un éperon entouré de montagnes au confluent des rivières de Bienne et du Tacon, s’appelait Condadisco, du celte Condat, confluent. La renommée des ermites attire des disciples de plus en plus nombreux. Dès lors, l’ermitage originel se transforme peu à peu en un monastère organisé où règne désormais la vie communautaire. C’est sous l’abbatiat de Saint-Oyend (de 485-490 à 512-514) que se régularise véritablement la vie communautaire. La destruction par un incendie des constructions primitives permet une restructuration du monastère parfaitement adaptée à cette vie cénobitique.

Le parc Truchet
Du début du XIème siècle à la fin du XIIIème siècle
Aucune donnée archéologique, actuellement, ne permet de préciser une chronologie et une localisation, même relative, des origines de la ville. Il faut attendre la première moitié du XIème siècle pour disposer des premières indications, d’une église paroissiale à Saint-Oyend de Joux.
Survivante des crises du Xème siècle qui a vu disparaître bon nombre de monastères, l’abbaye de Saint-Claude est en pleine période de croissance du XIème siècle à la première moitié du XIIème siècle. Cette vitalité se traduit par une période d’importantes reconstructions au sein du monastère.
La seconde moitié du XIIème siècle et le XIIIème siècle marquent le début du temps des crises. Les raisons en sont multiples. En premier lieu les ordres nouveaux cernent Saint-Claude et lui font une nette concurrence. En second lieu des querelles créent des divisions internes dans l’abbaye. Le XIIIème siècle connaît d’autres difficultés dues cette fois à la pression des seigneurs laïcs.
Saint-Claude aux XIVème et XVème siècles
Le bas Moyen Age est marqué par une série de crises qui affectent l’abbaye et la ville ; d’importants changements politiques et juridiques surviennent. Les difficultés sociales, économiques et juridiques se multiplient et l’abbaye connaît une grave crise spirituelle. L’idéal de pauvreté qui régnait à l’intérieur du monastère s’atténue, la vie commune et les observances régulières sont de moins en moins respectées. Cependant, dans la continuité des XIIème et XIIIème siècles, les miracles autour des reliques de Saint-Claude se poursuivent et le nombre de pèlerins augmente. Progressivement la ville est appelée Saint-Claude par le peuple.

Les stalles de la cathédrale
La terre de Saint-Claude à l’époque moderne
L’histoire de la terre de Saint-Claude à l’époque moderne se confond de plus en plus avec l’évolution générale de la région. Les ducs de Bourgogne s’étaient déjà de plus en plus immiscés dans la gestion politique de l’abbaye. Le XVIème siècle est considéré comme le siècle d’or de la province par l’essor du commerce et de l’industrie. Cependant l’économie sanclaudienne dépend pour une bonne part des pèlerinages, et si les reliques du saint attirent toujours les foules, leur flux va décroissant. L’artisanat de la tournerie a dû très tôt se diversifier et se tourne vers la fabrication d’objets profanes. Le protestantisme et la baisse de dévotion amenuisent les revenus de la ville.
La Ville de Saint-Claude est marquée au XVIIème siècle par l’invasion des troupes françaises en 1639 puis en 1668. En 1674, toute la Comté est vaincue et la terre de Saint-Claude conclut elle-même une capitulation séparée avec la France. L’abbaye est marquée par la décadence, cette fois-ci irréversible. Ce processus aboutira à la sécularisation et la création du diocèse de Saint-Claude en 1742. La ville sera ravagée par un incendie en 1799, puis reconstruite.
A nouveau elle subira d’énormes dégâts provoqués par le passage d’un cyclone en 1890.
[Sources : Archives municipales – Sébastien Bully, archéologue]
Humanisme, culture et fraternité
Créée en 1881, la coopérative d’alimentation La Fraternelle est née de la volonté du cercle ouvrier de la Ville. Sa Maison du Peuple, une des premières de France est le symbole du patrimoine social haut-jurassien. Les statuts initiaux s’inspiraient des ceux des sociétés lyonnaises nées dans les milieux « canuts ». Elle a abrité une Bourse du Travail, le siège des syndicats, des coopératives de production et des mutuelles, une bibliothèque, le théâtre, le cinéma, le café, le restaurant, des sociétés sportives ou culturelles, etc.
En 1889, l’idéal socialiste atteignait Saint-Claude par l’intermédiaire des ouvriers diamantaires parisiens venus former leurs collègues haut jurassiens. Le noyau socialiste s’étoffa et édita un journal en intégrant un service d’imprimerie au sein de La Fraternelle. Outre La Fraternelle, de nombreuses autres structures avaient été fondées par les ouvriers du Haut-Jura, syndicats, coopératives de production, cercles et groupes socialistes. C’est pour réunir tous ces groupes que fut construite, sur le modèle belge, La Maison du Peuple, inaugurée en 1910. Aujourd’hui, l’association La Fraternelle qui anime la Maison du Peuple, est un véritable espace culturel pluridisciplinaire qui fait revivre cet édifice. Il accueille une exposition permanente, « archéologie d’un rêve » qui présente l’histoire de cette Maison et place le visiteur dans le contexte sonore et visuel de l’époque de l’apogée du mouvement coopératif.

Le lac de Vouglans
Un tragique souvenir toujours présent, la rafle du 9 avril
Le 19 avril 1944 à Saint-Claude, est une date souvenir rappelant un évènement tragique de ce jour de Pâques 1944, où 302 personnes ont été raflées sur la Place du Pré par les allemands en présence du sinistre Klaus Barbie. 186 d’entres elles ne reverront jamais leur ville. Anciens déportés et résistants des maquis du Haut-Jura ont d’ailleurs unis leurs efforts pour réaliser une exposition permanente à visiter au centre ville.
Des savoir faire ancestraux au service d’une industrie de pointe
La tournerie traditionnelle connut un grand essor à partir de 1855 grâce à la pipe de bruyère dont Saint-Claude eut le monopole pendant quelques décennies et qui fait encore aujourd’hui l’essentiel de sa renommée. C’est le cas également pour l’industrie lapidaire (taille des pierres précieuses naturelles ou artificielles) et diamantaire, connue dès le XVIIIème siècle et développée dans les années 1880. Aujourd’hui les savoir-faire des artisans se sont mis au service de l’industrie. Parallèlement, l’artisanat traditionnel, fabrication des pipes et taille de pierres précieuses se sont maintenus dans les deux secteurs, artisanal et industriel. Saint-Claude appartient à la « Plastics vallée » qui s’étend de Nantua à Morez. Cette vallée a été ainsi baptisée par un journaliste américain qui a comparé l’état d’esprit qui règne sur cette terre d’innovations permanentes à celui de la mythique Silicon Valley en Californie. Imagination et créativité irriguent en permanence les 1 500 entreprises de la Plastics Vallée dans toutes les étapes de la filière plasturgie : conception, réalisation d’outillages, fabrication de machines, transformation de polymères, finition, décoration, recyclage, logistique industrielle… La vie économique est également rythmée par l’outillage de précision les équipements automobile, électriques et électroniques.

Vue générale
Un aujourd’hui bien vivant
Saint-Claude la vie grandeur nature et « cœur » de la communauté de Val de Bienne
De l’eau, des ponts, des points de vue, des commerces, une vie associative riche, Saint-Claude respire la convivialité par sa dimension humaine. Son site de moyenne montagne, entouré de cascades, de prairies, de forêts de sapins et de feuillus offre un cadre de vie privilégié et des sites idéaux pour la pratique des activités de pleine nature, été comme hiver.
Saint-Claude est fondatrice, en 1992, avec deux communes voisines, de la communauté de communes de Val de Bienne, qui en réunit 13 aujourd’hui et près de 18 000 habitants. En sus de son territoire, Val de Bienne a également élargi ses compétences. Outre l’économie, qui est sa priorité, le tourisme et le logement, Val de Bienne est chargée de l’aménagement de l’espace, la préservation de l’environnement et du patrimoine, de la construction de l’aménagement et de la gestion des équipements culturels et sportifs structurants.
Au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Jura, terre d’excellence, de tradition et de savoir faire, Val de Bienne associe dynamisme économique et « bon vivre » dans un espace naturel préservé. Val de Bienne soutient et accompagne l’esprit d’entreprise : Aménagement de zones d’activités et artisanales qui bénéficient toutes d’un accès autoroutier rapide vers Lyon, Bourg-en-Bresse ou Genève. Structure d’action et d’impulsion, la communauté de communes gère des équipements sportifs (piscine, piste d’athlétisme et plateau sportif…) et ne manque pas de projets dont certains sont déjà en cours de réalisation : gymnase, complexe/école de football et à plus long terme, médiathèque, création d’une Via Ferrata, ou encore d’une salle de spectacle.
Saint-Claude constitue ainsi un lieu de séjour privilégié ‘’grandeur nature’’ : terrain de camping, piscine d’été, courts de tennis, base de delta-plane, pêche, boulodrome, golf, randonnées … En hiver une neige abondante couvre le Haut-Jura. Elle permet à chacun de pratiquer ski alpin, ski de fond ou balades en raquettes.
Enfin théâtre, cinéma, bibliothèque, expositions temporaires, concerts et festivals animent ce territoire situé au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Jura.
Un demain culturel ?
Le musée de l’Abbaye donations Guy Bardone/René Genis
Le musée de l’Abbaye, un musée d’envergure nationale
Portée par la Communauté de communes, et d’ici à la fin de 2008, le musée de l’Abbaye de Saint-Claude ouvrira ses portes au public. Il viendra alors rejoindre une liste prestigieuse de confrères musée nationaux : le Louvre, Orsay, le musée Magnin à Dijon, le musée de la porcelaine Adrien Dubouché à Limoges ou le musée Chagall à Nice.
Une double histoire vieille ... de plus de quatre ans
Les premiers coups de pioche du chantier ont été donnés, presque quatre ans après l’acte de donation de la collection picturale Bardone/Genis, faite le 4 avril 2002 à la Ville de Saint-Claude. Deuxième hasard symbolique quand on sait que le premier rendez-vous en 2001 de Jean-Louis Millet en tant que maire, concernait justement le projet de musée. Mais déjà avant, son prédécesseur (et actuel successeur), Francis Lahaut, par un long travail avec les donateurs : les peintres Guy Bardone et René Genis, avec l’association Peinture et Patrimoine du Haut-Jura, les services de l’État, le diocèse avait porté le musée sur les fonts baptismaux.
Depuis lors, le projet a longuement maturé. Il faut du temps pour bien faire les choses, surtout quand un projet est complexe, tant sur le plan de l’organisation que sur celui de la conception. Le musée, en effet, est double. Une partie principale consacrée aux Beaux-arts grâce à la Donation et une partie plus restreinte, mais pas moins riche en histoire. Concernant les travaux, on double aussi. La mission de maîtrise d’œuvre (architecte) de la partie « archéo » est réalisée par l’architecte en chef des Monuments historiques, Paul Barnoud. L’autre partie, « Beaux-arts » est menée par Adelfo Scaranello, architecte établi à Besançon. Au plan financier, sur la part travaux, ce projet se monte à 3 638 000 € HT et pas moins de 2 900 000 € de subventions soit environ 80%.
Un musée avec des objectifs clairement affichés
Il s’agira de faire découvrir à un maximum de public des expressions artistiques et de témoigner de la richesse de l’histoire locale. Le sous-sol sera consacré à l’exposition archéologique. Le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème étage présenteront les œuvres picturales de la donation Bardone/Genis qui compte environ 330 œuvres contemporaines associées à des expositions temporaires.
Les « combles » abritant les bureaux. Un atelier pédagogique construit dans le jardin permettra également l’accueil des classes. En effet, si le musée, qui sera géré par la communauté de communes de Val de Bienne, dispose déjà d’un projet de fonctionnement global, beaucoup reste à concevoir et notamment toutes les orientations actions qui permettent à un musée d’être un lieu vivant d’échanges, d’émotions et de partages. Outre la question stricte des travaux, c’est un autre chantier tout aussi vaste et vital qui est ouvert depuis quelques mois: celui de concevoir le projet de l’établissement. Ce sera la condition majeure pour que ce formidable outil constitue pour Saint-Claude et toute la région un enrichissement de l’offre culturelle et un fer de lance touristique.

La ville en été
Contact pour plus d’informations :
• Ville de Saint-Claude- 32, rue du Pré – 03 84 41 42 43
• Communauté de communes de Val de Bienne – 32, rue du Pré - 03 84 41 42 30
• Site Internet www.saint-claude.fr

St Claude pôle de la ligne des hirondelles
Le Train Express régional, reliant Dole à Saint-Claude, est baptisée du joli nom de ligne des Hirondelles. Son itinéraire, parfois aérien, compte 36 tunnels et 18 viaducs. Il offre aux amoureux des grands espaces un peu plus de 120 Km de paysages à couper le souffle sur les forêts et les hautes vallées jurassiennes.
Invitez vous sur :
http://www.linternaute.com/sortir/chemins-de-fer/hirondelles.shtml